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Interview Preparation Tactics5 min

Comment arrêter de dire 'euh' et 'genre' en entretien d'embauche

Les tics de langage en entretien sapent instantanément la confiance. Voici des techniques concrètes pour arrêter de dire euh, genre et bon sous pression.

Comment arrêter de dire 'euh' et 'genre' en entretien d'embauche

Intention de recherche : Candidats qui savent qu'ils utilisent trop de tics de langage et veulent des techniques concrètes pour les éliminer sous pression.


Pourquoi les tics de langage vous coûtent plus que vous ne le pensez

Dire « euh » une ou deux fois, c'est humain. Le dire toutes les trois phrases signale l'incertitude — même quand on sait exactement de quoi on parle.

Les interviewers ne pensent pas consciemment « ce candidat a dit euh 30 fois. » Mais ils repartent avec la vague impression que vous sembliez peu sûr de vous, ou que vos compétences en communication ne sont peut-être pas au niveau. L'effet est inconscient et tenace.

Ce qui est frustrant : la plupart des personnes qui surchargent les tics de langage en entretien ne le font pas en conversation normale. Elles le font spécifiquement sous pression, quand la vitesse de pensée et la vitesse d'élocution se désynchronisent.

Savoir comment arrêter les tics de langage en entretien d'embauche, c'est corriger cette synchronisation — pas éliminer les pauses entièrement.


Pourquoi vous utilisez des tics de langage sous pression

Votre cerveau utilise « euh », « genre » et « voilà » comme marqueurs de position — une façon de maintenir l'espace conversationnel pendant que vous traitez encore ce que vous allez dire. C'est normal et majoritairement inconscient.

Le problème en entretien, c'est que vous faites deux choses simultanément : construire votre réponse et vous surveiller sur la façon dont vous vous présentez. Cette double charge fait exploser l'habitude des tics de langage.

La solution n'est pas de penser plus vite. C'est de rendre le silence confortable.


Quatre techniques qui fonctionnent vraiment

1. Remplacer les tics par des pauses

C'est la technique centrale. Quand vous sentez un « euh » venir, arrêtez-vous et ne dites rien pendant 1–2 secondes.

Ça paraît agonisant au début. En réalité, une courte pause sonne assurée et réfléchie pour l'auditeur. « Euh, donc je pense... » sonne incertain. Une pause de 1,5 seconde suivie de « Je pense... » sonne comme quelqu'un qui choisit ses mots délibérément.

Pratiquez d'abord dans des conversations à faible enjeu — pas seulement dans des simulations d'entretien. Faites délibérément une pause avant de répondre à des questions en réunion, au téléphone ou dans des conversations informelles.

2. Utiliser une phrase de transition

Quand vous avez besoin d'un moment pour organiser vos idées, utilisez une transition structurée brève plutôt qu'un tic :

  • « C'est une bonne question — laissez-moi réfléchir un instant. »
  • « Je vais vous donner un exemple concret. »
  • « La réponse courte est X. Voici le contexte. »

Elles vous donnent le même temps qu'un « euh » — sans signaler l'incertitude.

3. Enregistrer et compter

On ne peut pas corriger ce qu'on ne peut pas mesurer. Enregistrer une session de simulation de 5 minutes et compter chaque « euh », « genre », « voilà » et « en gros ».

La plupart des gens sont stupéfaits. 40–60 tics en 5 minutes n'est pas rare. Voir le nombre rend l'habitude consciente, ce qui est la première étape pour la changer.

Faire cela chaque semaine. Observer le nombre baisser.

4. Ralentir son débit de parole

Les tics augmentent quand votre bouche va plus vite que votre pensée. Ralentir son débit de 15–20 % donne au cerveau le temps de former la phrase suivante avant que la bouche en ait besoin — ce qui élimine le besoin de marqueurs de position.

Parler légèrement plus lentement vous rend également plus autoritaire. C'est un double bénéfice.


Ce qu'il ne faut pas faire

Ne pas forcer la suppression en entretien. Essayer de supprimer consciemment chaque tic tout en construisant une réponse de qualité, c'est trop de charge cognitive. Vous allez vous bloquer ou sonner robotique.

Ne pas s'entraîner en y pensant juste. Il faut parler à voix haute dans des conditions de pression simulée. Lire sur les tics de langage ne change pas l'habitude.

Ne pas confondre parfois avec toujours. Un « euh » au début d'une réponse après une question vraiment difficile, c'est normal. L'objectif n'est pas la perfection — c'est réduire la fréquence jusqu'au point où ça ne se remarque plus.


Un plan de réduction sur deux semaines

Semaine Objectif
Semaine 1 Enregistrer chaque session de pratique. Compter les tics. Identifier lequel est le plus fréquent.
Semaine 2 Dans chaque session, se concentrer uniquement sur le remplacement du tic n°1 par une pause.

S'attaquer à un tic à la fois fonctionne mieux qu'essayer de tous les éliminer simultanément.


Pratiquez dès maintenant

On ne réduit pas les tics de langage en en étant conscient. On les réduit en pratiquant sous pression simulée jusqu'à ce que l'habitude se reconfigure.

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